Nandy
Inscrit le: 19 Aoû 2005 Messages: 3745 |
Le 04 Oct 16:16
Mon automne ...
L'automne nostalgique fait vivre des moments
Que dans nos coeurs fébriles s'éveillent un instant
Serait-il possible un jour, de revenir en arrière
Trouver ce temps velours, où de mon roi j'étais reine
Ne plus laisser passer, l'hiver par ma fenêtre
Savoir apprivoiser, les rides qui me guettent
Retenir dans mes paumes, les poings bien fermées
Ces instants que l'automne, s'amuse à raviver
Mais le temps est passé, d'un amour idéal
Que j'ai su partager, il ne reste que dalle
Tout recommencer, comme le fait l'Automne
Réapprendre à partager, l'amour d'un autre homme
C'est si compliqué, de tout recommencer
Sans pour autant oublier, l'amour de mon passé?
Nandy |
Vifombre
Inscrit le: 01 Juin 2006 Messages: 469 |
Le 04 Oct 17:19
Très beau poème, remplis d'émotion...
Dis toi qu'il ne faut pas oublier ce que tu as vécu, mais il faut l'accepter et tourner la page. On ne peut jamais oublier quand on a vraiment aimé, et quand on s'est donné à fond. Mais il faut savoir que tu n'es pas toute seule, et qu'un jour quelqu'un sonnera dans ton coeur, et s'y réfugiera pour retrouver le bonheur.
Laisse tes vers te guider... et tu verras que tout peut changer. |
Colinot
Inscrit le: 30 Sep 2006 Messages: 131 |
Le 05 Oct 10:09
bonjour,
Encore une fois Nandy nous fait part de sa vision aiguisée, de son Hier ineffaçable, le raconter joliment bien et nous le faire partager, fait oublier qu’il existe un hiver.
propos d'automne sur une feuille presque morte
Inutile la belle de vouloir arrêter les aiguilles !
L’horloger de ton cœur vit en ce bas monde,
Te dira : Carpe diem pour que tes yeux brillent,
A tes lèvres tellement pressées de lui répondre !
Alors tout le temps que tu auras passé à aimer,
Sera un temps gagné à donner du bonheur,
Sous toutes formes que tu auras pu semer,
L’automne de ta vie aura un rang d’honneur.
Curieux ces cheveux qui tournent à l’auburn joli,
Et ces rides qui se cachent par leurs reflets polis,
Quand tous les marronniers se dotent de piquants,
Il reste à attendre la pensée d'un autre Perdican.
Mais badine-t-on encore quand on n’est pas Musset ?
Je crois en des trésors qui ne se voient pas dehors,
Si l’amour en printemps se cherche un petit succès,
A lui, les autres saisons pour qu’il rayonne encore.
Peu importe l’enveloppe qui habille cette personne,
Quand trois mots parfois se lisent au cœur de l’iris,
Ça se devine en six voyelles et quatre consonnes,
Et le cœur est heureux de cette phrase bienfaitrice.
Les heures de l’automne pourront broder des jours,
Qui, sur l’oreiller de l’aimée feront un très joli feston,
Mais le drap est muet pour dire que le temps court,
Qu'il passe très vite, allez : aimons-nous et restons.
Morte saison qui abrège la clarté pour de longs mois,
Pourquoi faut-il que ta lumière ne soit plus blanche ?
Je n’y vois plus, et si j’ai usé mes peaux de chamois,
C’est que mes vers ne sont luisants que le dimanche…
colinot.
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